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QUART LIVRE, T. II, P. 347-348. 281

le 10 août 1512, à la hauteur du cap Saint-Mathieu, par douze vaisseaux anglais ; son vaisseau devint la proie des flammes; mais il aima mieux périr que de se rendre. Germain de Brie, ami de Rabelais, com- posa, à ce sujet, la pièce suivante :

HERVEI CENOTAPHIViM.

Magnanimi mânes Heruei nomenque verendum

Hic lapis obferuat : non tamen offa tegit. Aufus enim Anglorum numerofœ occurrere clafïi

Quœ patrium infeflans iam prope littus erat, Chordigera inuedus regali puppe, Britannis

Marte prius feuo comminus edomitis, Arfit Chordigera; in flamma, extremoque cadentem

Seruauit moriens excidio patriam. Prifca duos a-tas Decios miratur : at vnuni

Quem conferre queat, noftra duobus habet. (Germanus Brixius, Chordigera: nauis conjlagratio. Ex aedibus Afcenfianis, 1513, Lutetiae Parhifiorum)

L'Anglais Thomas Morus, cherchant à diminuer la gloire d'Hervé, répondit à Germain de Brie par cette épigramme :

Heruea cum Deciis vnum conferre duobus

iEtas, te, Brixi, iudice, noftra poteft. Sed tamen hoc diftant, illi quod fponte peribant,

Hic periit quoiiiam non potuit fugere.

L. 27 : Nous periffons. « Domine, salva nos, perimus.» [S. Matthieu^ vill, 25.)

Page 348, 1. 9 : Tirouoir. Voyez, ci-dessus, p. 77, note sur la 1. 15 de la p. 21.

L. 10 : Beatus... ahiit. « Heureux l'homme qui n'est point parti. » (Ps. i)

L. 13 : Horrida tempeftas montem turhaiiit acutum. « Une horrible tempête a troublé Montaigu. » C'est une parodie de ce vers d'Horace. (F.podes^ xill)

Horrida tempestas cœlum contraxit

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