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II. Cryptogames nuisibles. [1]


Le rôle des végétaux parasites qui s’attaquent aux organismes supérieurs et les détruisent lentement est plus important qu’il ne le paraît au premier abord. Ces plantes infimes comptent parmi les agens les plus énergiques des innombrables transformations qui renouvellent sans cesse le monde organisé, et font du spectacle de la vie sur la terre un tableau toujours mouvant, toujours varié. Lorsqu’un être meurt, animal ou végétal, les élémens qui le composent retournent dans le grand tourbillon vital ; ils servent à nourrir et à faire prospérer des êtres nouveaux qui, désagrégés à leur tour, finiront par rendre leurs élémens au trésor commun de l’immense nature. Des myriades de microphytes et de microzoaires, dont les germes sont partout disséminés dans l’air, activent le travail de décomposition du corps organisé désormais inerte. Ce sont eux qui, jouant le rôle de fermens, se chargent d’en transformer les tissus en de nouveaux produits, susceptibles de servir à la nutrition des végétaux. Ceux-ci fourniront plus tard aux animaux les principes immédiats albuminoïdes dont ils ont besoin pour leur entretien.

  1. Voyez, dans la Revue du 1er février 1869, l’étude sur les Cryptogames utiles.