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VI. SUITES DE LA BATAILLE DE FONTENOY. — L’ARMÉE FRANÇAISE QUITTE L’ALLEMAGNE. [1]


L’impression causée par la victoire de Fontenoy fut profonde en France comme en Europe ; pour un moment l’illusion fut complète : c’était la résurrection de la France militaire et royale. Les contemporains de Louis XV voyaient renaître les splendeurs du règne de son aïeul. L’effet fut encore accru par la prompte soumission de Tournay, dont le siège fut repris le lendemain même de la bataille. Dès le 24, la ville était abandonnée par la garnison, qui se réfugiait dans la citadelle en demandant un délai de huit jours pour obtenir des états-généraux la permission de capituler. En attendant, le roi, toujours au camp et sous les armes, recevait les hommages enthousiastes de toute la France. Le parlement de Paris, puis, à son exemple,

  1. Voyez la Revue du 15 avril, des 1er et 15 mai, des 1er et 15 Juin.