Page:Rimbaud - Une saison en enfer.djvu/35
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De joie, je prenais une expression bouffonne et égarée au possible :
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- Elle est retrouvée !
- Quoi ? l’éternité.
- C’est la mer mêlée
- Au soleil.
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- Mon âme éternelle,
- Observe ton vœu
- Malgré la nuit seule
- Et le jour en feu.
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- Donc tu te dégages
- Des humains suffrages,
- Des communs élans !
- Tu voles selon.....
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- — Jamais l’espérance.
- Pas d’orietur.
- Science et patience,
- Le supplice est sûr.
- — Jamais l’espérance.
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- Plus de lendemain,
- Braises de satin,
- Votre ardeur
- Est le devoir.
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- Elle est retrouvée !
- — Quoi ? — l’Éternité.
- C’est la mer mêlée
- Au soleil.
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Je devins un opéra fabuleux : je vis que tous les êtres ont une fatalité de bonheur : l’action n’est pas la vie, mais une façon de gâcher quelque force, un énervement. La morale est la faiblesse de la cervelle.