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chez nous

ralentir dans la montée de chez nous, et bellement viens arrêter devant le perron de pierres. Tout est prêt : la grand’chambre est ouverte.

— Entrez, monsieur le Curé, et bénissez-nous.

Dès l’abord, tous s’agenouillent ; et, sur les fronts inclinés, le Curé dit les paroles qui protègent.

Puis, on entre dans la grand’chambre

C’est là que le pasteur fait le compte de son troupeau, s’informe des besoins de chacun, reçoit les confidences, calme les inquiétudes, donne des conseils, compatit, encourage et console ; là aussi qu’il parle des anciens, qu’il rappelle des souvenirs, qu’il réconforte les espérances…

Avant de partir, le marguillier ne manque pas de rappeler que, selon la coutume, un berlot suit la voiture du Curé… L’avertisse-