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L'CEUVUE 199
qiiati-e^ Les altos sont parfois divises en deux, le deiixieme etaiit renforce par le troisieme violon oLi les violoncelles^ Et en revanche, Ilaendel, quand il le juge preferable, reduit ses forces instrumentales, supprime Falto et le second violon, que remplace le clavecin. Tout son art de Torchestre est dans le juste instinct d'equilibre et d'economie qui sait, avec des moyens tres reduits, en menageant cer- taines couleurs, obtenir des impressions aussi puissantes, quand ces couleurs apparaissent, que nos musiciens d'aujourd'hui, avec leur palette surchargee ^ Rien n'est done plus important, si Ton veut rendre exactement cette musique, que de ne point changer Tequilibre des proportions de I'orchestre, sous pretexte de Tenrichir et de le moderniser. Le pire defaut serait de lui enlever, par une surcharge inutile de couleurs, sa souplesse de nuances qui est son charme principal.
On s'imagine trop volontiers que la nuance
1. Pour le chant de I'ange.
2. Dans Saul^ « viola II per duoi violoncelli ripieni. » — Voir Yolbach, ibid.
3. Etudier, a ce point de vue, la progression des moyens instrumentaux;, si simples, de la Fete d' Alexandre , oil sont employes d'abord 2 hautbois avec les cordes, puis apparais- sent successivement 2 bassons (air n** 6), 2 cors (air n" 9), 2 trompettes et timbales (a^ partie), et, pour finir, avec
Il lapparition etheree de saiute Cecile, 2 flutes.
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