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L'CEUVRE 209
Certes, elles ne sontpas toutes d'egale valeiir; le fait meme qii'elles sont sorties deFiiispiration crim momentestcause deleiir extreme inegalite. 11 faut bien reconnaitre que le 7^ Concerto pau exeniplc [ei\ si\^ majeiir), et les trois derniers, sontd'un interet mediocre ^ Ge ne sont pas d'ail- leurs ceiix qu'on joue le moins. Mais si Ton vent etre juste, il faut aller droit aux chefs-d'ceuvro, et avant tout, au second Concerto en fa majeiii\ que je nommerai le Concerto Beethovenien : car on y trouve unpen de Tame du maitre de Bonn. Pour M. Kretzschmar, Tensemble evoque uno belle journee d'automne, — le matin, ou le soleil lutte encore contre quelques nuages, — I'apres-midi, la joyeuse promenade, le repos dans la foret, — enfm le retour heureux et attendri. II est difficile, en effet, de nepas avoir, en Fecoutant, des impressions de nature. Le premier andante larghettOy qui fait songer par moments a la Symphonie Pastorale^ est la reverie d'un beau jour ; Tame se laisse bercer par les murmures des choses, s'engourdit, et s'en- dort. La tonalite flotte de fa majeur a si [; majeiiv
I. On y sent des influences francaises, particulieremcnt dans le dixieme Concerto en re niineur, qui a uue Ouverture (grave a 4 temps, et fugue a,6/8), etdont I'enscrable garde un caractere abstrait et saccade. Le dernier des six morceaux, un allegro vioderato a variations, assez joli, somble un air pour boile a musique.
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