Page:Rostand - Cyrano de Bergerac.djvu/92

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Cyrano.

Vous, son frère ?Ou tout comme : un cousin fraternel.


Christian.

Elle vous a ?…


Cyrano.

Elle vous a ?…Tout dit !


Christian.

Elle vous a ?…Tout dit !M’aime-t-elle ?


Cyrano.

Elle vous a ?…Tout dit !M’aime-t-elle ?Peut-être !


Christian, lui prenant les mains.

Comme je suis heureux, Monsieur, de vous connaître !


Cyrano.

Voilà ce qui s’appelle un sentiment soudain.


Christian.

Pardonnez-moi…


Cyrano, le regardant, et lui mettant la main sur l’épaule.

Pardonnez-moi…C’est vrai qu’il est beau, le gredin !


Christian.

Si vous saviez, Monsieur, comme je vous admire !


Cyrano.

Mais tous ces nez que vous m’avez…


Christian.

Mais tous ces nez que vous m’avez…Je les retire !


Cyrano.

Roxane attend ce soir une lettre…


Christian.

Roxane attend ce soir une lettre…Hélas !


Cyrano.

Roxane attend ce soir une lettre…Hélas !Quoi !


Christian.

C’est me perdre que de cesser de rester coi !


Cyrano.

Comment ?


Christian.

Comment ?Las ! je suis sot à m’en tuer de honte.