Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/435

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XXII


Sur ces entrefaites Séil-kor reparut à la tête de ses porteurs noirs, qui pliaient sous le poids de nombreuses marchandises achetées avec l’argent des rançons. Chaque tributaire avait payé dans la mesure de ses moyens, et les familles des plus pauvres matelots, réunissant leurs économies, s’étaient résignées à verser leur contingent dans l’ensemble.

Après une longue conférence avec l’empereur, Séil-kor vint nous communiquer les nouvelles. Les lettres rédigées par nous ayant rapporté une somme suffisante, notre libération, de ce côté, ne souffrirait aucun retard. Mais une condition imprévue restait à remplir.

Depuis le combat sanglant livré aux troupes drelchkaffiennes, Talou, cherchant la solitude