Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/440

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XXIII


Quelques jours passèrent encore, pendant lesquels Carmichaël apprit à la façon des perroquets le texte barbare de la Bataille du Tez. Guidé par Séil-kor, il avait retenu sans peine l’air étrange adapté aux strophes et se sentait en mesure de chanter avec maîtrise le nouveau fragment de la Jéroukka.

À la Bourse le Carmichaël n’avait cessé de monter depuis qu’un chant ponukéléien, œuvre prodigieusement bizarre comme paroles et comme musique, s’était substitué au répertoire habituel du jeune Marseillais.

Aux approches du grand jour la spéculation avait pris un nouvel essor, et une dernière séance, qui promettait d’être mouvementée, devait