Page:Roussel - Impressions d Afrique (1910).djvu/446

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XXIV


Un matin, Séil-kor faillit périr victime de son dévoûment à l’empereur. Vers dix heures, on l’apporta sanglant sur la place des Trophées pour le remettre entre les mains du docteur Leflaive.

L’accident avait eu pour cause un événement rapide et inattendu.

Quelques minutes avant, le traître Gaïz-dûh avait réussi à s’échapper. Séil-kor, témoin de ce coup d’audace, s’était lancé à la poursuite du fugitif, qu’il avait bientôt rattrapé puis saisi par le bras gauche.

Gaïz-dûh, dont la main droite serrait une arme, s’était retourné avec colère pour frapper Séil-kor à la tête ; le léger retard issu de cette brusque scène avait permis aux gardiens d’accourir