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1683
putation, il aura raison de se faire honneur de la rupture il faut sauver sa réputation aussi bien que ses terres. Le raisonnement des politiques me paroît fort bon, et assurément Il sera juste parle succès.
922. DE MADAME DE SÉVIGNÉ AU COMTE
DE BUSSY RABUTIN.
Dix jours après que j’eus écrit cette lettre, je reçus celle-ci de Mme de Sévigné.
A Paris, ce 15e décembre 16831.
ENFIN, après tant de peines, je marierai mon pauvre garçon. Je vous demande votre procuration pour signer à son contrat de mariage. Voilà deux petites lettres d’honnêteté que je vous prie de faire tenir à ma tante et à mon grand cousin2. Il ne faut jamais désespérer de sa bonne fortune. Je croyois mon fils hors d’état de pouvoir prétendre un bon partie3, après tant d’orages et tant de naufrages, sans charge et sans chemin pour la fortune; et pendant que je m’entretenois de ces tristes pensées, la Providence nous destinoit, ou nous avoit destinés à un mariage si avantageux, que dans le temps où mon fils 5. « Et il sera assurément juste. » (Manuscrit de la Bibliothèque impériale.)
LETTRE 922. 1. Dans notre manuscrit, cette lettre est datée, par erreur, du 8 décembre. C’est le 10 que Bourdaloue prononça l’oraison funèbre dont il est parlé au second alinéa voyez la note 5. La date du 15 est celle que donne le manuscrit de la Bibliothèque impériale c’est aussi à ce manuscrit que nous avons emprunté l’introduction de la lettre.
2. Mme de Toulongeon et son fils, qui était beau-frère de Bussy. Voyez tome III, p. 146, note i, et p. 153, note 5.
3. « Hors d’état d’espérer un bon parti. » (Manuscrit de la Bibliothèque impériale.)