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1690

ce que vous fîtes taire Mlle de Méri, qui n’en parloit pas si bien, quoiqu’elle dût être dans ses intérêts plus que vous. Après être convenu avec moi que vous étiez la femme de France du plus agréable commerce, il me dit mille biens de la belle Madelonne, et il vous définit si bien toutes deux que je connus qu’il vous avoit fort examinées. Il faut dire la vérité, Madame, c’est un joli cavalier que Termes il y a vingt ans que c’étoit un dangereux rival; mais de l’heure qu’il est, c’est un des plus honnêtes hommes de France.

Il n’y a rien de nouveau ici que la mort de Calvo qui laisse vacant le gouvernement d’Aire et dix mille écus de pension du’Roi.

Sa Majesté nous a conté ce matin à son lever qu’un des cadets qui sont à Luxembourg, amoureux d’une fille pour l’épouser, étoit mort de regret de ne l’avoir pas pu 3.

liaisons avec Sainte-Croix, l’amant de la Brinvilliers, et avec Maillard, digne ami de ce scélérat. Un berger nommé Dèbray avait désigné comme empoisonneur un homme dont le signalement se rapprochait de celui du marquis. Termes fut renvoyé de l’accusation le 18 mars 1682; il était entré au donjon de Vincennes au mois d’août 1681. (Note de l'édition de 1818.) D’après ce que dit Mme de Sévigné dans sa lettre du n juin suivant (datée du 22 dans les éditions précédentes voyez ci-après, p. 5îi), la visite de Termes aux Rochers devait être bien antérieure à l’année 1690, et nous avions mal lu ce passage quand nous y avons renvoyé dans notre note du tome II citée plus haut.

2. Le défenseur de Maestricht. Voyez tome IV, p. 558, note 20. « Le sieur de Calvo, lieutenant général, dit la Gazette, en date du 29 mai, du camp de Deiuse (p. î63), est mort le 29 de ce mois, après quatre jours de maladie, et il est fort regretté. » François de Calvo Gualbès était un gentilhomme de Barcelone, qui ayant pris part à la révolte de la Catalogne en 1640, avait depuis servi en France. Il était mort à l’âge d’environ soixante-trois ans. 3. Bussy avait d’abord écrit « en étoit mort de regret, » puis il a biffé en, et a ajouté, d’une autre encre « de ne l’avoir pas pu. o