Page:Schiller - Le Nécromancien ou le Prince à Venise, tome premier.djvu/15

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religieux. J’ignore encore s’il était franc-maçon.

Un soir, et sous nos masques, selon l’usage, nous nous promenions sur la place de Saint-Marc. La nuit était venue ; la foule s’était dissipée : le prince remarqua un masque qui s’attachait à nos pas ; il était seul et en habit d’arménien. En vain faisions-nous différens détours et pressions-nous notre marche pour l’éviter ; ce masque était constamment derrière nous. — Auriez-vous ici quelque intrigue ? me demanda enfin le prince étonné ; les maris de Venise sont jaloux. — Je n’y connais pas une femme, lui répondis-je. — Asseyons-nous, et parlons allemand, me dit-il ; il connaîtra bientôt qu’il