Page:Schiller - Le Nécromancien ou le Prince à Venise, tome premier.djvu/41

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


vais faire, répondit le Sicilien en se tournant de notre côté, si ces messieurs et ces dames consentent à nous laisser seuls un moment.

Pourquoi cela ? dit aussitôt l’Anglais ; un esprit qui a du courage ne craint pas une société joyeuse comme la nôtre.

C’est que je ne réponds pas des suites, répliqua le Sicilien.

Au nom de Dieu, ne nous faites pas voir d’esprits, s’écrièrent les dames, en se levant avec précipitation de leurs siéges.

Faites entrer votre esprit, dit l’abbé d’un air résolu ; mais auparavant prévenez-le que nous avons ici de quoi nous défendre : en même temps il pria l’un de ses voisins de lui prêter son épée.