Page:Schiller - Le Nécromancien ou le Prince à Venise, tome premier.djvu/45

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Le magicien se tut quelques instans, en attachant sur le prince un œil fixe et pénétrant.

Oui, répondit-il enfin.

La curiosité du prince était montée à son comble. Les idées de cette nature avaient eu de tout temps un grans attrait pour lui : l’étude et l’expérience, depuis quelques années, les avaient écartées de son esprit ; mais à la première apparition de l’Arménien, elles s’en étaient emparées de nouveau. Il prit à part le Sicilien, en commençant avec lui une conversation sérieuse : Vous avez devant vous, lui dit-il, un homme qui brûle d’impatience de parvenir à quelque résultat satisfaisant sur cette importante matière. J’embrassais comme mon