Page:Schiller - Le Nécromancien ou le Prince à Venise, tome premier.djvu/49

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


achevée, il en porte le produit au prince : Ayez la bonté, lui dit-il, de demander pour nous à monsieur qu’il veuille bien nous donner quelque échantillon de son art, et accepter, en attendant, cette légère marque de notre reconnaissance.

Le prince prit l’assiette, y mit une bague de prix, et présenta le tout au Sicilien. Messieurs, dit ce dernier, après avoir réfléchi quelques secondes, votre générosité m’humilie ; mais je ferai ce que vous désirez. En même temps il tire la sonnette : Quant à cet argent, sur lequel je n’ai assurément aucun droit, vous me permettrez de l’envoyer à un couvent de Bénédictins du voisinage, comme un don des-