Page:Schwob - Mœurs des diurnales, 1903.djvu/150

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Ce projectile, d’une forme particulière, et du calibre de notre fusil de guerre, permet de tirer jusqu’à la distance de huit cents mètres, sans trajectoire.

(Le Journal, 26 novembre 1902.)


De telles inventions parfois ne sont pas choses entièrement perdues auprès de vos confrères ; et je me souviens que l’un d’eux mit en péril un ministre de la guerre, pendant notre campagne au Tonkin, en révélant au public que les canons avaient été embarqués avec leurs affûts, leurs obus et leurs gargousses, mais que, par incurie administrative, on avait oublié d’y joindre les trajectoires. Comme vous voyez, c’est une négligence qui ne saurait plus nuire à la nouvelle balle de notre fusil de guerre.