Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 3.djvu/274
pour Swinstead ! à ma litière, vite (39) ! — La faiblesse s’empare de moi, et je suis défaillant.
— Je ne croyais pas le roi si riche d’amis.
— Revenons à la charge ! Rendons l’ardeur aux Français ; — s’ils succombent, nous succombons aussi.
— Ce diable de bâtard, Faulconbridge, — en dépit de notre dépit, maintient seul la lutte.
— On dit que le roi Jean, gravement malade, a quitté le champ de bataille.
— Conduisez-moi aux révoltés d’Angleterre que je vois ici.
— Quand nous étions heureux, nous avions d’autres noms.
— C’est le comte de Melun !
Blessé à mort.
— Fuyez, nobles Anglais, vous êtes trahis et perdus ; dégagez-vous du rude trou d’aiguille de la rébellion, et rendez votre hospitalité à la loyauté bannie ; — cherchez le roi Jean et tombez à ses pieds ! — Car, si le Fran-