Page:Silvestre - La Chanson des heures, 1887.djvu/110

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
100
LA CHANSON DES HEURES


Ton corps est comme un temple où ton souffle balance
Une haleine d’encens dont s’enivre en silence
Mon désir recueilli comme un prêtre à l’autel.

Ton corps, ton noble corps, est, à la fois, la cime
Où tendent mes désirs, et le gouffre où s’abîme
De mon rêve éperdu le soleil immortel.