Page:Stendhal - La Chasse au bonheur, 1912, éd. Séché.djvu/9

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INTRODUCTION



Au seuil de ce volume, l’éditeur et nous-même tenons à déclarer, que nous n’offrons pas un ouvrage inédit de Stendhal. Nous avons horreur de l’équivoque soigneusement entretenue par certains auteurs qui, par un simple changement de titre, ou un vague remaniement de leur texte, font d’un ancien livre un livre nouveau. Cette supercherie, courante en librairie, n’est ni digne ni honnête. Aussi voulons-nous dire de suite, comment le présent recueil a été composé.

L’idée nous en est venue, en lisant les Journaux et la Correspondance de Beyle. Nous avons été frappés — comme tout le monde probablement, — du soin apporté par lui à noter les menues circonstances, qui influèrent plus ou moins sur son bonheur. En vérité, Stendhal atteignit rarement au bonheur parfait. En cela, il ressemblait