Page:Stevenson - Le Mort vivant.djvu/285

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peu d’importance, ressemble fort à votre nom. Si vous voulez bien, je vais vous lire cela tout haut !

Et, du ton qui lui servait pour ses citations publiques, il lut :


AVIS. —WILLIAM BENT PITMAN, si ses yeux tombent par hasard sur le présent avis, est informé qu’il pourra apprendre quelque chose d’avantageux pour lui, dimanche prochain, de deux heures à quatre heures de l’après-midi, sur le quai de départ des lignes de banlieue, à la Gare de Waterloo.

— Est-ce que vraiment c’est imprimé sur le journal ? s’écria Pitman. Voyons ! Bent ? Cela doit être une faute d’impression. Quelque chose d’avantageux pour moi ? Monsieur Finsbury, permettez-moi de vous demander une faveur ! Je sais combien ce que je vais vous dire sonnera étrangement à vos oreilles ; mais, voyez-vous, il y a des raisons d’ordre tout intime qui me font désirer que cette petite affaire reste absolument entre nous ! Je voudrais beaucoup que mes enfants… Je vous assure, cher monsieur, qu’il n’y a, dans ce secret, rien de déshonorant pour moi : des raisons d’ordre intime, rien de plus ! Et d’ailleurs j’achèverai de mettre votre conscience en repos quand je vous aurai dit que l’affaire en question est connue de notre ami commun, M. Michel,