Page:Stowe - Marion Jones.djvu/44

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



— Avez-vous vu jamais cela ? dit Silence posant l’ouvrage qu’elle tenait à la main. Que pensez-vous de cela, monsieur Adam ?

— Miss Marion est sans doute indisposée, répliqua gravement notre héros. Je vais lui recommander de suivre vos conseils, miss Silence.

Notre héros alla retrouver sur le seuil de la porte Marion, qui regardait la lune et les étoiles, et la pria de lui confier ses chagrins.

Elle n’avait rien, répondit-elle ; les jeunes filles avaient l’habitude de se plaindre lorsqu’elles étaient seulement tristes et moroses ; et pour prouver qu’elle était en excellente disposition d’esprit elle se mit à massacrer un pauvre rosier qui n’en pouvait mais.

— Marion ! dit Joseph lui prenant la main et d’un ton solennel qui la fit tressaillir. Elle rejeta en arrière ses longues boucles de cheveux, et le regardant avec une innocente confiance…

Achevez cette partie de notre histoire, cher lecteur. Nous n’aimons pas à révéler ces mystères sacrés… les pensées qui se transforment en aveux brûlants dans ces épan-