Page:Sue - Le Juif errant - Tomes 9-10.djvu/157

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XII


Jocrisse.


Le maréchal Simon occupait, nous l’avons dit, une modeste maison dans la rue des Trois-Frères ; deux heures de relevée venaient de sonner à la pendule de la chambre à coucher du maréchal, chambre meublée avec une simplicité toute militaire : dans la ruelle du lit, on voyait une panoplie composée des armes dont le maréchal s’était servi pendant ses campagnes ; sur le secrétaire, placé en face du lit, était un petit buste de l’empereur, en bronze, seul ornement de l’appartement.

Au dehors la température était loin d’être tiède ; le maréchal, pendant son long séjour dans l’Inde, était devenu très sensible au froid ; un assez grand feu brûlait dans la cheminée.

Une porte dissimulée dans la tenture, et donnant sur le palier d’un escalier de service, s’ouvrit lentement ; un homme parut ; il portait un panier de bois à brûler, et s’avança lentement auprès de la cheminée, devant laquelle