Page:Sue - Le Juif errant - Tomes 9-10.djvu/294

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— Avant-hier ; elle va de mieux en mieux ; l’air du petit pays où est la cure de Gabriel lui est favorable, et elle garde le presbytère en l’attendant…

À ce moment les deux battants de la porte du salon s’ouvrirent, et la princesse de Saint-Dizier entra après une respectueuse révérence ; elle tenait à la main une de ces bourses de velours rouge employées dans les églises par les quêteuses.




IV


La quête.


Nous l’avons dit, la princesse de Saint-Dizier savait prendre, lorsqu’il le fallait, les dehors les plus attrayants, le masque le plus affectueux ; ayant d’ailleurs conservé, des habitudes galantes de sa jeunesse, une coquetterie câline singulièrement insinuante, elle l’appliquait à la réussite de ses intrigues dévotes comme elle l’avait autrefois appliquée au bon succès de ses