Page:TheatreLatin1.djvu/43

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16 PLAUTE. ` de tous. Eli bien comment vous etes-vous portée? Ampli. Elle reve tout éveillée. Mon retour vous fait·il quelque plaisir? Afcm. Je suis tres-eveillee, et je vous dls tres- Sos., à part. Je n’ai jamais vu un mari si impa- positivement un fait certain. C’est que je vous ai tiemment attendu; on ne le salue pas plus que si vus, vous et Sosie, aujourd’hui, tantôt, avant le c’était un chien. jour. ` ’ Ampli. Je vois que vous étes heureusement Ampli. Ou m avez·vous vu? avancee dans votre grossesse; je m’en réjouis. Alcm.Ic1, dans votre maison même. Alcm. Ditez-moi, de grâce , Amphitryon, pour- Ampli. Voilà ce qui n’est point. quoi me faites-vous cette plaisanterie? Vous me Sos. Qu’en savez vous?Qui sait si nous u‘avons saluez, vous me parlez comme si vous ne m‘aviez pas fait le voyage en dormant? pas vue tantôtlcomme si vous reveniez en ce mo- Ampli. Ah! tu vas être de son avis. meut chez vous pour la première fois depuis que Sos. Que vouIez·vousi' lrez-vous vous attaquer à vous avez combattu nos ennemis? Enlin vous me une bacchante en fureur? vous ne ferez qu’augmen— parlez comme s’il y avait longtemps que vous ne ter sa folie; elle en frappera plus fort et plus sou- mqwssjez vue; vent; au lieu qu’en lui cédant vous en serez quitte Ampli. Mais assurément; je lvous vois en cet pour le premier coup. - I instant pour la première fois aujourd'hu¤· Amp/1. Non, je veux lm faire des rep;-celtes de Alcm. Pourquoi parlez-vous ainsi? m’nvoir aussi mal reçu, quand j’arrive à la maison. Ampli. Parce que j’ai l‘l1abitude de dire la vérité. Sas. Vous jetterez de |‘huile sur le feu. Alcm. Il ne faudrait pas la perdre, cette habi- Ampli. Tais-toi. Alcniène, je veux vous faire tude. Est~ce une epreuve que vous faitcs pour con-_ une seule question. naitre mes sentiments? Pourquoi revenez-vous sitôt Alcm. Que voulez-vous? Parlez. à la maison? Quelque mauvais augure ou le vent Ampli. Avez-vous perdu le sens, ou si c’est contraire vous a-t-il arrêté? vous u’êtes donc pas l’orgueil qui vous domine? retourné au camp , comme vous l’aviez dit tantôt? Alem. Comment vient·il dans l'csprit de mon Amph. Tantôt! De quel tantôt parlez·vous? époux de mc faire une pareille demande? Alcm. Vous voulez m’éprouvor; je dis tantôt; il Amph. C’est que jusquà présent vous étiez n‘ya qu’un moment; tout à l'l1eure. dans I’usage, lorsque je revenais au logis, de me Ampli. Comment cela se peut-il?Comm<·nt vous saluer, de m’accueiIlir comme les femmes ver- aurais-je vue il n’y a qu’uu moment, tout à l’heure? tueuses ont coutume d’accueillir leurs maris; Alcm. Vous croyez peut-être que je prends ma et aujourdhui, à mon retour, je trouve que vous revanche, et queje vous plaisante ai mon tour, parce avez oublié cet usage. ~ que vous mug êtes amuséà mo dire que VOUS HUI- AIML Que dîtes-vous? lorsque vous arrivâtes viez à présent pour la première fois, tandis que hier, je vous saluai,je vous demandai avec empres- vous veniez de me quitter peu de temps aupara- sement, comment vous vous étiez porté pendant vant? votre absence ; je vous pris la main , mon ami, et en Ampli., à part. Elle extravague, en vérité. même temps je vous embrassai. Sos. , bas. Attendez un peu qu’elle ait achevé son So:. Vous avez , hier, salué Amphitryon P somme. Alcm. Et toi aussi , Sosie. Quamque adm civeis Thebani vero rumilioaut probam. Dum edormiscat unum somuum. Ampli. Quasne vigilanx Va1uistin‘ usqueïexspectatusne advenio? Sos. Hand v1dima· somniat. gis Alc. Equidem, ecastor, vigilo , et vlgîlans id, quod foctuufst Exspectatum! cum salutat magie haud quisquam, quam fabulor. canern. Nam dudum ante luoem et istune et te vidl. Ampli. Quo in Ampli. Et quom te grnvidam , et quom pulclireplenam adspi- loco? cio, gaudeo. A lc. Heic, in zedihus, ubi tu habilas. Amplt. Nunquam fac- Aw. Obsecrv, ecastor, quid tu me deridîcull gratîa tum’st. Sos. Non taces? Sie salutas , atque adpellas, quasi dudum non vlderls, Quid sl e porto navis huc nos dormienteis detulit? Qunsique num: primum reoipias te domum huc ex hostibus, Ampli. Etiam tu quoque adsentarïs huic7 Sos. Quid vis fieriï Atque me num: proinde adpellas, quasi multo post videris? Non tu sois, Bacobce bacchzmii si velis arlvorsarier, Ampli. Tmo equidem te , nisi nunc, hodis nusquam viili gen- Et insana insaniorem facies , feriet szepius : tium . Si ohsequare, una resnlvas plage. Ampli. At, pol, quincerta res Alc. Cur negas? Ampli. Quin vera didici dicere. Al:. Haud Hanc est objurgure. qua: me hodie advenientem domum mquom fecit, Noluerit salutare. Sus. lnrilabis crabrones. Ampli. '1`ace. Qui, quod didicit, id dediscit : an periclitamini , Alcumena, unum rogare tc volo. Alc. Quid vis rogare? roga. Quid nnlmi haheam? scrlquld huc vos revortlminl tam cito 7 Ampli. Num tibi aut stultilla adcessit, aut superat supcrbiaf An te auspieium comnot·atum'st‘l au tempeetas conllnet? Alc. Qui istuc ln mentem Ubi, mi vir, percontarier? Qui non abiîsti ad legiones , ite. uti dudum dixvras? Ampli. Quia salutare ndvcnienbexn me solcbas antidhac, Ampli. Dudum! quum dudum istuc Iactuufst? Alc. Tenlas; Adpellare itidem, ut pudican suos virus, quœ suut, solent. jam dudum, modo. En more experlem te factam advenir-ns obîendi domi. ' Ampli. Qui istuc polis est lleri, quœso, ut dicls, jam dudum, Alc. Ecastor, equidcm te cerlo heri advenlentem illico modo? Et salutavi, et valuissesne usque, exqulslvi simul, Alc. Quid enim censes? te ut tleludam contra lusorem meum, Ml vir, et manum prehendi et oseulum detuli tibi. Qui nono primum te ndvenîsse dinan, modo qui bloc ubieris? So:. Turf hcri hum: ealutavïsü? Alu:. Et te quoque gum , Ampli. Ha-.c quldsm dellrumenta loqultur. Sas. Paulisper Sosie. mime, · So:. Amphitruo, speruvl ego ixtam lihl puituram lillum;