Page:TheatreLatin1.djvu/8

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rr NOTICE SUR LA \ll:] singulièrefécondité du poëtectsurla durée de sa vie. dans l’imitation même des plus beaux modèles. Cicéron dément en effet Popiuion que Plante Lorsque Plante fit jouer son premier ouvrage, il mourut à 43 ans, en le citant parmi les illustres R0- n'y avait pas enwre vingt ans que Livius Andro- mains qui ont su charmer leur vieillesse par l`étude uicus. apportant dans l’Itaiie barbare les arts de la et les succès littéraires. Ce témoignage, que Grèce , avait montré aux Romains la premiere M. Baudet adopte avec rais0n,tecule l’époque dela éhaucliedïine fable comique. Jusque-la on ne con- naissance de Plante: car il est constant qu`il mou- naissait que les improvisations fescemzinea, espèce rut en l’année 570 de Rome. Terence était encore dc citant fantoô à une seule voix, tantôt répété en enfant. L’Heaut0ntinzorunzen0s ne fut représenté chœur-, tantôt coupé en dialogue, sans mélre, que ringt·huit aus après. sans régle, et mesuré seulement par un rlayliumz Voici l’épitapl1e de Plante que Varron attribue I ar·bih·aire et conhxs. Ces jeux grossièrement per- au poete lui-même: tectionnés prirent le nom de miurœ, farce , mé- lange. Cest en 514 que Livius Andronicus titjoucr

   le premier drame regulier, 'mtéressaut, devant ces

Uelnde Risus, Ludus, Jocusque et Numcrl 5[lECIEl[t’\1l'Sll3i.)lt IIÉS H (IES dlV0l'l’.lSStElI`l(‘3I)iSiliil‘l)Ell'BS "’“"'"" "'““'°'“"“ °°"‘°'"'"‘“'“‘· et licenoieux. Uenthousiasme public ne se borne rime nous es: ma; appear. ce tr-me jnur Pas à des ¤l‘PiiWÉlSS€'“€Dt$ él*i‘é"‘è"“S· Rviue fut B?i‘;L°èlÈSè°.îl;’."lÉ.§"‘}.iî'iî‘îÉ’£‘”·ÈîÉîîf!"l·,.....,t.. “""*“‘°"“ “i‘f?""‘°" "° °" *"“'S“` "?’““"‘“= ‘*“"’“° ue rongeur a man- que pour pmu-er sfpcrte. dresse au llœœ une Swuw de Sim V“'am· Quelques années après, Nevius introduisit les Il est nécessaire, pour bien apprécier le génie et Atellanes, pièces satiriques écrites dans le vieil la gloire de Plante, de jeter un coup d’o:il sur idiome ou patois provincial que les Volsques et les l’état du théâtre ancien avant qu`iI SWBH em- Campaniens parlaient encore. partit. Nous ne ferons pas ici la biographie con- Plante suivit de près ces deux fondateurs de ln jeeturale de Susarion le lllégarieu, de Cratinus, comédie latine, ou plutôt il fut leur contemporain; d’lîupolis ni de Théophile. Nous remarquerons seu- ear il avait déjà obtenu plus d’une palme, avant lement que le premier inventeur de la comédie, que Porcius Caton eût amené de Sardaigne En- Epioliarme, était disciple de Pythagore. Ainsi la nius, Enuius, ce génie varié, original et vigoureux, philosophie fut la mère de la comédie: c’était son qui lit faire de si grands progrèsà la littérature ro- origine naturelle et néces<aire. lllais nous regrette- maine dans la poésie comme dans l’a rt dramatique, rons de ne pouvoir parler que sur la foi de la re- que Cicéron admirait et que Virgile a imité. nommée, de Ménandre, de Pliilémon, de Diphilc, Euuius fut lc successeur de Plante; il occupa le de Posidippe, de Démopliile, d’Antiphane, que tl1éàtrejusqu’à ce que Terence parut et s’emparût Plante imite si souvent. combien il serait curieux seul et pour toujours du sceptre de la comédie ro- de voir ce qu’il emprunta et ce qu’i1 imentat Le maine. temps et la barbarie des liomines ont détruit tous Un ingénieux critique remarque qu’à cette épo- les ouvrages originaux de crspoëtes qui avaient une que ou Rome s’ouvrait aux jouissances des arts, immense célébrité dans la Grèce et dans l’Italie. presque tous les écrivains eurent denobles patrons, Ce qui est certain·c'est que Rome dut à la Grèce juges éclairés et protecteurs puissants de ces essais le théâtre comme les autres arts. Les Latins n’eu~ toujours si hasardeux. Andronicus eut Livius Sali- rent même jamais de comédie nationale.Ilsempruu- nator pour patron, Ennius le premier Scipion, Pa- tèrem les sujets, les personnages, aux pièces grec- euvius le sage Lélius, et '1`éreoce le grand Scipion. ques, ou plutôt traduisirent les comédies grecques Plante entra dans la carrière sans ces grands ap- en Iesaccommodantaugoûtetaux mœurs de Rome. puis : il n’eut o’ami, de patron, que le peuple qui C’est ce qui fait direàQuinti|ien que la comédie est Fapplaudit, le courouna de son vivant, décerne les le côté faible de la littérature romaine: In comœ- plus grands honneurs ii sa mémoire, et applaudis- dlamaxinze claudicezmus. Cependant la satire, qui sait encore ses comédies cinq siècles après lui. Il est une portion de la comédie, était une invention eut pour spectateurs les concitoyens de Caton et latine,et florissait avec éclatdans Rome. Maisle gé- les sujets de Dioclétien. Ses ouvrages eurent nie de la satire et son style diffèrent essentiellement mênieïétonnant privilège de survivre a la chute de de la comédie. Nous en avons de nombreux exem- l’empire romain. Son théâtre reste debout au milieu ples.L’auteurd`uneexcellentesatireuefaitsouvent des ruines du monde civilisé; le charme de ses qu’une comédie médiocre. Nous verrons toutefois, drames triomphe de la barbarie du moyeu âge. que Plaute ne se borne pas ii traduire les Grecs , et Nous voyons, dausles chroniques, que sescomédies que ses pièces ont une couleur nationale et une ori- ont été représentées jusqtfau milieu du quinzième giualité véritable. Sous le manteau grec. il montre siècle. Ce n’est pas une médiocre gloire pour un z les mœurs romaines, les ridicules, les travers de poëte que d`amuser tant de générations diverses, son temps. Ce mélange de costumes, qui est peut- tant de peuples de goûts dittérents. ll faut qu`il être une faute, prouve que le poëte connaissaitle y ait dans ses ouvrages une vie durable, qu`il y véritable but de la comédie , ct que son talent règne une vérité d’observation , une gaieté i`ran· vigoureux et original ne pouvait se renfermer che et communicative, qui rtipoirlent ml souli-