Page:Tolstoï - La Sonate à Kreutzer trad Halpérine.djvu/74
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C’est ainsi que je fus pris. J’étais ce qu’on appelle amoureux. Ce n’est pas elle seulement que je considérais comme la perfection même ; moi-même, durant le temps des fiançailles, je me croyais le meilleur des hommes. Personne en ce monde n’est assez mauvais pour qu’en cherchant bien il ne trouve pire que lui, et c’est là une source de plaisir et d’orgueil. C’était mon cas. Je ne l’épousais pas pour l’argent, je n’y tenais pas, à l’encontre de beaucoup de mes connaissances qui se