Page:Tolstoi et les Doukhobors.djvu/224

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Il y a cinq ans, étant au Caucase, nous avons reconnu la nécessité d’observer strictement le commandement : « Tu ne tueras point » et nous avons refusé le service militaire. Grâce à quoi nous nous vîmes forcés, à la fin de 1898 et au commencement de 1899, d’émigrer au Canada, où nous arrivâmes au nombre de 7.000.

Nous y vivons depuis près de deux ans ; mais quand nous avons connu les lois du pays, nous avons adressé au gouvernement du Canada la requête qui suit :


Requête au gouvernement du Canada


Au nom de Dieu et de sa vérité,


De la part des délégués des sociétés de la « Fraternité universelle » près de Yorktown.

Supplique au Gouvernement du Canada.

Tout d’abord nous vous exprimons, de la part des Sociétés qui nous ont délégués, une sincère et profonde reconnaissance pour l’hospitalité que vous nous avez donnée, pour l’aide que vous avez prêtée à notre émigra-