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greable, & le plus ſpirituel de tous puis qu’il n’y en a point dont les détours ſoient plus ſurprenans ni plus merveilleux. Ie ne m’arreteray pas ici à prouver une vérité ſi connue, parce qu’elle paroitra clairement dans le ſuite de ce traitté lors que je montreray les différentes manieres d’ordonner le jeu : avec les reigles neceſſaires & les maximes les plus fines que doivent néceſſairement obſerver tous ceux qui avec le temps veulent ſe rendre bons joueurs d’échets. Les reigles & les maximes ſõt couchées au premier livre, & les manières de joüer ſe voyent dans les livres ſuivants. Celles cy ſont tirées en partie du livre Eſpagnol, en partie de l’Italien de Iönchimo le Calabrois, & la plus part de mon invention, Ie les ay ſoigneuſement triées, augmentées & miſes dans un meilleur ordre, affin d’en donner une plus claire intelligence à ceux qui aiment ce jeu. Premierement donc je diviſe cette diverſité de jeux en deux chefs generaux, qui font les jeux ordinaires, & les jeux de party autrement jeux rompus n’ayant point de commencement : ceux cy ſont contenus dans la fin du ſixieme livre. Quant aux jeux ordinaires, ils sont infinis auſſi bien que les autres, & je tenterois l’impoſſible ſi je pretendois de démontrer exactement toutes leurs combinations. Laiſſant donc à part une infinité de manieres poſſibles de joüer, je me contenteray de choiſir les plus belles & les plus uſitées entre les meilleurs joüeurs. Et pour le faire avec ordre, je diviſe les jeux ordinaires en deux manieres : ſçavoir lors que le premier commence en pouſſant le pion de la Dame deux cazes ; ce qui eſt contenu dans le milieu du ſixième livre. Ou bien lors que le premier commence en pouſſant le pion du Roy deux cazes ; &