Aller au contenu

Page:Tremblay - Pierre qui roule, 1923.djvu/90

La bibliothèque libre.
Cette page a été validée par deux contributeurs.
89
PIERRE QUI ROULE

Voici maintenant une chanson qu’il avait composée en l’honneur des pompiers de Québec. Cela se chantait sur l’air : « C’est aujourd’hui la fête du village. Elle aussi commence par le refrain :

« Marchons pompiers
« Éteindre l’incendie ;
« Pour un denier
« C’est triste comédie.
« Notre valeur
« Fait que l’on nous dédie
« Le grand surnom de braves voltigeurs.
« Montrons nos cœurs
« Pour le malheur.
« Par nos travaux notre pompe est grandie.

Comme le refrain est long, je ne citerai qu’un seul couplet :

« Si jamais dans Québec s’allume l’incendie
« On nous voit à l’envie
« Accourir à grand train.
« À course de chevaux,
« La pompe fait voyage
« Et nous, pleins de courage,
« Nous portons nos séaux.
Marchons, pompiers, etc.

Grosperrin est tellement oublié aujourd’hui qu’on serait tenté de le soupçonner d’avoir eu quelque mérite comme écrivain. Louis Fréchette est le seul qui lui ait consacré quelques lignes dans ses Originaux et Détraqués, et il devait à Quéquienne une partie des renseignements qu’il possédait sur le compte de cet incomparable trouvère.