Page:Verne - Maître du monde, Hetzel, 1904.djvu/217

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XVII. Au nom de la loi !…


Quelle serait l’issue de l’aventure dans laquelle je m’étais engagé ?… Son dénouement, proche ou lointain, pouvais-je le provoquer ?… Seul, Robur ne le tenait-il pas entre ses mains ?… Je n’aurais probablement jamais la possibilité de m’enfuir, ainsi que l’avaient fait Uncle Prudent et Phil Evans sur l’île Chatam… Il fallait attendre, et que durerait cette attente ?…

En tout cas, si ma curiosité se trouvait partiellement satisfaite, elle ne l’était que pour ce qui concernait le mystère du Great-Eyry. Ayant enfin visité cette enceinte, je connaissais la cause des phénomènes observés dans cette région des Montagnes-Bleues. J’avais la certitude que ni les campagnards de ce district de la Caroline du Nord, ni les habitants de Pleasant-Garden et de Morganton n’étaient menacés d’une éruption ou d’un tremblement de terre. Aucune force plutonienne ne travaillait les entrailles du sol. Aucun cratère ne s’ouvrait en ce coin des Alleghanys. Le Great-Eyry servait simplement de retraite à Robur-le-Conquérant. Cette aire infranchissable où il mettait en dépôt son matériel, ses approvisionnements, le hasard, sans doute, la lui avait fait découvrir pendant un de ses voyages aériens, retraite plus sûre probablement que cette île X, de l’océan Pacifique…

Oui, mais si ce secret m’était révélé, du merveilleux appareil de locomotion, de ses divers modes de fonctionnement, que