Page:Verne - Une ville flottante, 1872.djvu/165

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


pouvoir, après ? Seraient-ils maîtres d’un pays qu’ils ne pourront jamais occuper ? Non certes, et suivant moi, s’ils étaient jamais victorieux, ils seraient fort embarrassés de leur victoire.

— Et vous êtes absolument sûr de vos soldats, demanda le capitaine ; vous ne craignez pas que Charleston ne se lasse d’un siège qui la ruine ?

— Non ! je ne crains pas la trahison. D’ailleurs, les traîtres seraient sacrifiés sans pitié, et je détruirais la ville elle-même par le fer ou la flamme si j’y surprenais le moindre mouvement unioniste. Jefferson Davis m’a confié Charleston, et vous pouvez croire que Charleston est en mains sûres.

— Est-ce que vous avez des prisonniers nordistes ? demanda James Playfair, arrivant à l’objet intéressant de la conversation.

— Oui, capitaine, répondit le général. C’est à Charleston qu’a éclaté