Page:Verne - Voyage au centre de la Terre.djvu/89

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meurait pas dans un état permanent d’incandescente liquidité, c’était folie. Folie surtout de prétendre atteindre le centre du globe !

Nous nous prêtions un mutuel secours à l'aide de nos bâtons.

Je me rassurais donc sur l’issue de notre entreprise, tout en marchant à l’assaut du Sneffels.

La route devenait de plus en plus difficile ; le sol montait ; les éclats de roches s’ébranlaient, et il fallait la plus scrupuleuse attention pour éviter des chutes dangereuses.

Hans s’avançait tranquillement comme sur un terrain uni ; parfois il disparaissait derrière les grands blocs, et nous le perdions de vue momentanément ; alors un sifflement aigu, échappé de ses lèvres, indiquait la direction à suivre.