Page:Vidocq - Mémoires - Tome 2.djvu/202

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.



CHAPITRE XX.


On me ramène à Douai. — Recours en grâce. — Ma femme se marie. — Le plongeon dans la Scarpe. — Je voyage en officier. — La lecture des dépêches. — Séjour à Paris. — Un nouveau nom. — La femme qui me convient. — Je suis marchand forain. — Le commissaire de Melun. — Exécution d’Herbaux. — Je dénonce un voleur ; il me dénonce. — La chaîne à Auxerre. — Je m’établis dans la capitale. — Deux échappés du bagne. — Encore ma femme. — Un recel.


À peine avais-je mis le pied dans le préau, que le procureur général Rauson, que mes évasions réitérées avaient irrité contre moi, parut à la grille, en s’écriant : « Eh bien ! Vidocq est arrivé ? Lui a-t-on mis les fers ? — Eh ! monsieur, lui dis-je, que vous ai-je donc fait pour me vouloir tant de mal ? Parce que je me suis évadé plusieurs fois ? est-ce donc un si grand crime ? Ai-je abusé de cette liberté qui a tant de prix à mes yeux ? Lorsqu’on m’a repris, n’étais-je pas toujours occupé de me créer des