Page:Vivien - Évocations, 1903.djvu/81

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cassiopée.

Ma jeunesse, pareille aux flambeaux de l’autel,
Brûlait mystérieuse et chaste sous les voiles.
Les Dieux m’ont épargné les sépulcres mortels,
Mon trône éblouissant étonne les étoiles.
Dans la pourpre du ciel brille ma royauté.
L’Éternité fixa sur mon front d’amoureuse
L’astre fatal de la Beauté.
Je ne fus pas heureuse.


rhodopis.

Mon visage de rose ardente triompha,
Moins glorieux d’avoir créé les Pyramides
Que d’avoir attiré les lèvres de Psappha.
Mes yeux égyptiens nageaient, longs et limpides.
La Lyre de Lesbôs chanta ma royauté.
L’Aphrodita cueillit à mon front d’amoureuse
L’astre fatal de la Beauté,
Je ne fus pas heureuse.