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[35] AU ROI DE PRUSSE. 325
Partout que de prospérités! Vous conquérez, vous héritez * Des ports de mer et des provinces ; Vous mariez à de grands princes - De très-adorables l)eautés ; Vous faites noce, et vous chantez Sur votre lyre enchanteresse Tantôt de Mars les cruautés, Et tantôt la douce mollesse. Vos sujets, au sein du loisir. Goûtent les fruits de la victoire ; Vous avez et fortune et gloire; Vous avez surtout du plaisir ; Et cependant le roi mon maître, Si digne avec vous de paraître Dans la liste des meilleurs rois, S'amuse à faire dans la Flandre ^ Ce que vous faisiez autrefois Quand trente canons à la fois Mettaient des bastions en cendre. C'est lui qui, secouru du ciel, Et surtout (l'une armée entière, A brisé la forte barrière Qu'à notre nation guerrière Mettait le bon greffier Fagel. De Flandre il court en Allemagne Défendre les rives du Rhin ; Sans quoi le pandouro inhumain Viendrait s'enivrer de ce vin Qu'on a cuvé dans la Champagne. Grand roi, je vous l'avais bien dit Que mon souverain magnanime Dans l'Europe aurait du crédit, Et de grands droits à votre estime.
��l. Le dernier duc d'Ost-Frise vouait de mourir, et avait laissé à la couronne de Prusse une principauté riche et considérable.
'i. Pendant son séjour à Pirmont, dans les premiers mois de l'année 174i, Frédéric avait fait demander en mariage la fille unique du landgrave de (>assel, Marie-Amélie, pour le margrave Charles de Brandebourg. Elle fut accordée; mais sa mort arriva le 19 novembre 1744, avant la célébration. ( B.)
3. Voyez, dans le tome précédent, le poëme sur les Événements de 174 'i, ot ci-après l'épUre lxvh.
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