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l II (tnlii- ciilicT (le rolii;i('ii\ al)t)li par la [juissaiicc st'ciiliôre, la discipliiK' do quelques autres ordres nionasliques réformée par celte puissance, les divisions mémo entre toute la inajifislralurc e! l'aiildrili' épiscopale, oui l'.iil \(iir ••miihicii de ])i'(ji]g6s se sont dissipés, coiiiliiiMi la science du youvernemenl s'est étendue, et à quel point les esprits se sont éclairés. Les semences de celte science utile furent jetées dans le dernier siècle; elles ont germé de tous cùtés dans celui-ci jusqu'au fond des provinces, avec la véritable éloquence qu'on ne connaissait guère qu'à l*aris, et qui tout d'un coup a fleuri dans plusieurs villes: témoin les discours- sortis ou du parquet ou de l'assemblée des chambres de quelques parlements, discours qui sont des cliefs-d'œuvre de l'art dépenser et de s'exi)rimer, du moins à beaucoup d'égards. Du temps des d'Aguesseau, les seuls modèles étaient dans la capitale, et encore très-rares. Une raison supérieure s'est fait entendre dans nos derniers joui's, du pied des Pyrénées au nord de la France, La philosophie, en rendant l'esprit plus juste, et en hannissant le ridicule d'une parure recherchée, a rendu plus d'une province l'émule de la capitale.
En général le barreau a quelquefois mieux connu cette juris- prudence universelle, puisée dans la nature, qui s'élève au-dessus de toutes les lois de convention, ou de simple autorité, lois sou- vent dictées par les caprices ou par des besoins d'argent : res- sources dangereuses plus que lois utiles, qui se combattent sans cesse, et qui forment plutôt un cliaos qu'un corps de législation, ainsi que nous l'avons dit^
• Les académies ont rendu service en accoutumant les jeunes gens à la lecture, et en excitant par des prix leur génie avec leur émulation, La saine physique a éclairé les arts nécessaires, et ces arts ont commencé déjà à fermer les plaies de l'État, causées par
��■1. Ce chapitre est de 17G8. (B.)
2, Voyez les discours de ADI. de Montolar, de La Chalotais, de Castillion, de Servan, et d'autres. (A'ofe de Voltaire.)
3. Vovez page 4'27.
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