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loltro ù un duc et pair ou icc'l ou iuiaj;inairc il souliul que les propositions di- .Ians('iiiiis, coïKlauiui'cs, u'i-taicuit pas dans Jausé- nius. mais (lu'c'lics se tidiivaicnl dans saiul Aui^uslin, ol dans [)lusi(Mirs i>èros. Jl ajoul.i (jim' « saint Picnc était un juste à (jui la ^M'ài*i\ sans huiiicllc on ne peut lirti, a\ail iiLinquc ».
11 est \i:\\ (pic^aiii! \nuiisliii cl s.iiiil .Iciii Clii-ysoslùnie avaient dit la iu('iue chose ; mais les conjoiuMiires, (|ui clianfjfcnt tout, ren- dirent Arnauld (•ou|)al)le. On disait (luil fallait mettrez de l'eau dans l(> vin des saints pères: car ce (|ui cNt un objet si sérieux pour les uns est toujours pour les autres un sujet de plaisanteiic. La faculté s'assembla ; le cliancelier Ségui(>r y vint même de la part du roi. Arnauld fut condamné, et exclus de la Sorbonnc, en lOô/j ^ La présence du chancelier parmi des théologiens eut un air de despotisme qui déplut au public; et le soin (|u'on eut de garnir la salle d'une foule de docteurs, moines mendiants, (|ui n'étaient pas accoutumés de s'y trouver en si grand nombre, fit dire à Pascal, dans ses Provinciales, « qu'il était plus aisé de trouver des moines que des raisons ».
La plupart de ces moines n'admettaient point le congruisme, la science moyenne, la grâce versatile de Molina ; mais ils soute- naient une grûce suffisante à laquelle la volonté peut consentir, et ne consent jamais ; une grûce efficace à laquelle on peut résis- ter, et à laquelle on ne résiste pas; et ils expli(}uaient cela clai- rement en disant qu'on jiouvait résister à cette grâce dans le sens divisé, et non pas dans le sens composé.
Si ces choses sublimes ne sont pas trop d'accord avec la raison humaine, le sentiment d'Arnauld et des jansénistes semblait trop d'accord avec le pur calvinisme. C'était précisément le fond de la querelle des gomaristes et des arminiens-. Elle divisa la Hollande comme le jansénisme divisa la France; mais elle devint en Hol- lande une faction {)olitique plus qu'une dispute de gens oisifs; elle fit couler sur un écliafaud le sang du pensionnaire IJarnevelt : violence atroce que les Hollandais détestent aujourd'hui, après avoir ouvert les yeux sur l'absurdité de ces disputes, sur l'horreur de la persécution, et sur l'heureuse nécessité de la tolérance, res- source des sages qui gouvernent, contre l'enthousiasme passager de ceux qui argumentent. Cette dispute ne produisit en France que des mandements, des bulles, des lettres de cachet, et des
��1. Censure en 1C5G, et ensuite exclu. (Cl.)
2. Sur Armin et Gomar, voyez tome XIII, page 118; et une des notes du Traité sur la Tolérance.
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