Page:Voltaire - Œuvres complètes Garnier tome15.djvu/80

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I

��70 t'ii A l'iii; i; \ \ \\ 111.

iiiaxiiiK's plus n])pr()cli;iiil('s de la n'|»iil)li(iii(' de iMaloii (|ii(' do la iiiaiiirrc dtinl il l'aiil i^itinniicr les Juiiinm's. I.c loi, après la coii- AcrsalioM. dit (piil a\ail cidrclciiii le plus hcl ('S[)ri[ cl k' plus cllilll(l"i(pit' t\i' Miii i()\;iiiiii('.

Lo t\\H' de l!oiirj;()<;ii(' In! iiislinil de ces paroles du roi. Il les rodil (|iit'l(iii(' l('iii|ts après à M. di- Malczieii (pii lui enscif^naii la gt'onu'lrie. (l'i'st ce (pie je liens de M. de Malezieii, el ce (jllC le rni'diiial d(> l'Ieiiry m'a (•(•iiliiiiie.

Oepiiis celle c(»in('i-salioii. le roi crul aiseuieid (pie Kéiieluii rtail aussi i'(mianes(pie en l'ail de l'clii^ion (preii |)()Iili(iiie.

Il e^l Irès-ccrlaiii ipir le i'oi elail persoii iielleiueid pi(|U( COIllrc rarclu'V«*'(pi(' de C.ainhiai. (iodel des Marais, évêquc (le (IhaiMres,

qui f^ouvornait M »le Maiiilenon et 8aiiil-Cyr avec le despotisme

(l'un directeur, eiiveiiiiiia le cœui' du loi. (le nionar(pie fit sou all'aire piMiicipal(> de loiile cette dispute ridicule, dans hupiellc il n'entendait rien. Il était sans doute très-aisé de la laisser tomber, l)uisqu'en si jieu de temps elle est tomlx'C (relle-même; mais elle faisait laid de hruil à la coui' (pTil crait^iiil une cabale encore plus qu'une licrcsie. Noilà la véritable origine de la persécution excitée contre Fénelon.

• Le roi ordonna au cardinal de Bouillon, alors son ambassa- deur à lîome, i)ar ses lettres du mois d'au^niste (que nous nom- mons si mal à propos ^/oi^s/ ) 1G97, de poursuivre la condamnation dun Jiomme qu'on voulaitabsolumenl faire passer pour un liéré- tique. Il écrivit de sa propre main au pape Innocent XII pour le presser de décider.

La congrégation du saint office nomma, pour instruire le pro- cès, un dominicain, un jésuite, un bénédictin, deux cordeliers, un feuillant, et un augustin. C'est ce qu'on appelle à Rome les consulteurs. Les cardinaux et les prélats laissent d'ordinaire à ces moines l'étude de la tliéologie pour se livrer à la politique, à l'intrigue, ou aux douceurs de l'oisiveté ^

Les consulteurs examinèrent, pendant trente-sept conférences, trente-sept propositions, les jugèrent erronées à la pluralité des voix; et le pape, à la tête d'une congrégation de cardinaux, les condamna par un l)ref qui fut publié et affiché dans Rome, le 13 mars IGO'J.

L'évèque de Meaux Iriumplia ; mais l'archevêque de Cambrai

��i. Cet alinéa et le précédent sont de 1768. (B.)

2. Le nonce Roverti disait : « Bisogna infarinarsi di teologia e fare un fondo di politica. » {Note de Voltaire.)

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