Page:Von Moltke - La Guerre de 1870.djvu/107

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BATAILLE DE BEAUMONT. 99 ` ment les armes; leurs tirailleurs seportèrent en avant en lignes très fournies qui, avec leurs fusils à longue portée, intligeaient des pertes graves particulièrement aux batte- ries prussiennes. Dans l’intervalle, le gros de la division s’était porté au secours de l’avant-garde, et bientôt la. 7° di- vision parut a droite. Les Français l’attaquèrent vive- ment, elle aussi; il fallut les repousser à la baïonnette. Puis les bataillons qui tenaient la tête des deux divisions pénétrèrent dans le camp en avant de Beaumont, dans la ville elle-même et finalement aussi dans un deuxième camp qui se trouvait au nord de la localité. Sept pièces dont les attelages ont disparu, mais dont les servants per- sistent a tirer jusqu’au dernier moment, un certain nombre de soldats, de voitures et de chevaux tombent aux mains des assaillants. Tandis que, vers 2 heures, il se produit un temps d’arrét dans la lutte soutenue par l’infanterie, quatorze batte- ries du IV° corps continuent à canonner l’artillerie française établie sur la hauteur au nord de Beaumont. Bientôt elles se voient renforcées à droite par les batteries saxonnes, à gauche par les bavaroises. Devant cette redoutable ligne d’artillerie qui se porte sans cesse en avant en échelons, les mitrailleuses d’abord, puis vers 3 heures, les autres pièces francaises disparaissent. A la. gauche du IV° corps prussien, le I1“ bavarois avait marché sur la ferme de la Tbibaudine. Soudain il s’était vu attaqué, depuis l’ouest, par des forces francaises con- sidérables. i C’était la division Conseil-Dumesnil, du 7* corps, qui, par suite d’une erreur et en se conformant aux ordres donnés antérieurement, avait continué ai marcher sur Mouzon. Elle était elle-même fort surprise de se voir en