Poésies de Catulle/9

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Traduction par Charles Héguin de Guerle.
Panckoucke, 1837 (p. 15).
À Verannius

Verannius, ô le premier, le plus cher de mes nombreux amis, te voilà donc enfin rendu à tes dieux domestiques, à tes frères qui te confondent dans un même amour, à ta vieille mère ! te voilà donc de retour ! Pour moi, quelle heureuse nouvelle ! Je vais te revoir échappé aux dangers, je vais écouter ces récits où, selon ta coutume, tu nous peindras les contrées de l’Espagne, ses hauts faits, ses peuples divers. Penché sur ton cou, je baiserai tes yeux, je baiserai ta bouche. Ô vous, les plus heureux des mortels, en est-il un parmi vous plus joyeux, plus heureux que moi ?

Sur la maîtresse de Varrus

Oisif, je me promenais au Forum ; Varrus, mon cher Varrus m’entraîne chez l’objet banal de ses amours. Au premier coup d’œil, elle ne me parut dénuée ni de charmes ni de grâces. À peine entrés, la conversation s’engage sur différents sujets, entre autres sur la Bithynie : Quel était ce pays, sa situation actuelle ? Mon

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