« Il est mauvais coucheur et ce m’est une joie »

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Hombres : HommesImprimé sous le manteau et ne se vend nulle part (p. 29-30).




IX



Il est mauvais coucheur et ce m’est une joie
De le bien sentir, lorsqu’il est la fière proie
Et le fort commensal du meilleur des sommeils
Sans fausses couches — nul besoin ? et sans réveils,
Si près, si près de moi que je crois qu’il me baise, [1]
En quelque sorte, avec son gros vît que je sens
Dans mes cuisses et sur mon ventre frémissants
Si nous nous trouvons face à face, et s’il se tourne
De l’autre côté, tel qu’un bon pain qu’on enfourne
Son cul délicieusement rêveur ou non,
Soudain, mutin, malin, hutin, putain, son nom
De Dieu de cul, d’ailleurs choyé, m’entre en le ventre,

Provocateur et me rend bandeur comme un { chantre,
Provocateur et me rend bandeur comme un { diantre,
Ou si je lui tourne semble vouloir
M’enculer ou, si dos à dos, son nonchaloir
Brutal et gentil colle à mes fesses ses fesses,
Et mon vît de bonheur, tu mouilles, puis t’affaises
Et rebande et remouille, — infini dans cet us.


Heureux moi ? Totus in benigno positus :

1891.

  1. Variante. — Si près de moi, comme agressif et soufflant d’aise.