À Claudia Bachi, II

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche


À CLAUDIA BACHI




 
Cette fleur de l’amour que les âmes nerveuses
Arrosent lentement avec des pleurs divins,
Jette ses doux parfums dans vos strophes rêveuses
Écloses au soleil dans les bruits des ravins.

Le sourire et les pleurs que les brises coureuses,
En passant dans la vigne où blondissent les vins,
Enlèvent dans leur course aux lèvres amoureuses,
Palpitent dans vos vers, veufs de sentiments vains.


Vous ne vous fardez pas de souffrances postiches ;
Les cris de votre cœur scandent vos hémistiches,
Et votre désespoir vous a fait trouver Dieu.

De l’amour dans vos vers pleurent les longs orages ;
Votre livre, oasis aux verdoyants parages,
Est doux comme : Je t’aime, et triste comme : Adieu.