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À Louis Foisil

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Intima verba
Les Fleurs de Givre (p. 141-142).

 
Auteur de la « Légende du mont Saint-Michel »





Le ciel de la Neustrie, ami, te fit poète,
Et, sur ton luth brûlant du feu des anciens jours,
Tu chantas Jeanne d’Arc, Rollon, Guillaume, Arlette,
Le fabuleux Mont-Tombe et les Dix Vieilles Tours.

Et des clameurs d’assauts, des appels au secours,
S’unissent dans ton œuvre à des airs de musette.
Tout le passé normand, radieux, se reflète
Sur tes clairs feuillets d’or faits pour durer toujours.


Le souffle qui courait dans les vers de Corneille,
Animant tes refrains, enivre notre oreille,
Exalte notre cœur, rafraîchit notre front.

Sur toi le Verbe ouvrit son aile toute grande,
Et les alexandrins sonnent dans ta Légende
Comme l’acier du glaive et l’airain du clairon.