Épigrammes (Boileau)/Parodie de la première ode de Pindare

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XXV

PARODIE DE LA PREMIERE ODE DE PINDARE, A LA LOUANGE DE M. PERRAULT[1].


Malgré son fatras obscur,
Souvent Brébeuf étincelle.
Un vers noble, quoique dur,
Peut s’offrir dans la Pucelle.


Mais, ô ma lyre fidèle !
Si du parfait ennuyeux
Tu veux trouver le modèle,
Ne cherche point dans les cieux
D’astre au soleil préférable ;
Ni, dans la foule innombrable
De tant d’écrivains divers
Chez Coignard rongé des vers.
Un poëte comparable
A l’auteur inimitable
De Peau-d’Ane mis en vers[2].


    des pièces de théâtre, des nouvelles galantes, et commencé en 1672 le Mereure galant.

  1. J’avois dessein de parodier l’ode (entière) ; mais dans ces temps là, nous nous raccordâmes, M. Perrault et moi ; ainsi il n’y eut que ce couplet de fait. (B.)
  2. Perrault, dans ce temps-là, avoit rimé le conte de Peau d’Ane. (B.)