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Évangile d’une grand’mère/109

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Librairie de L. Hachette et Cie (p. 289-290).

CIX

RUINE DE JÉRUSALEM. JUGEMENT DERNIER.



Notre-Seigneur prédit ensuite la ruine de Jérusalem ; il dit qu’il n’en resterait pas pierre sur pierre. Il prédit ensuite la fin du monde ; mais qu’avant ce temps, il y aurait de grandes persécutions contre les chrétiens, de grandes guerres, des pestes, des famines, des tremblements de terre, des nations entières détruites, des faux prophètes, des malheurs de toutes sortes. Et que ce seraient les signes précurseurs du retour de Notre-Seigneur pour juger le monde. Lorsque le Fils de Dieu apparaîtra dans sa majesté, tous les morts ressusciteront, les uns pour être sauvés éternellement, les autres pour être éternellement damnés.

Et ce sera la fin des temps.

Madeleine. Et quand cela arrivera-t-il ?

Grand’mère. Notre-Seigneur n’a pas voulu nous le faire connaître ; il a même dit que nul ne connaissait le moment, pas même les Anges du ciel. Il ajoute même une parole qui, à première vue, paraît singulière : que « le Fils de l’Homme lui-même ne le sait pas. Jésus savait tout, car le Père et lui ne l’ont qu’un, comme il le déclare lui-même ; mais c’était le secret de Dieu seul, et le Fils de l’Homme ne devait pas le révéler. C’est un peu comme nos Prêtres quand il s’agit du secret de la confession : ils savent et ils ne savent pas. Le jour de la fin du monde est le secret de Dieu. Et il recommande à tous les hommes de veiller et de prier, afin d’être toujours prêts à paraître devant le bon Dieu, « car personne ne connaît le jour ni l’heure. »