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Œuvres complètes de Béranger/La Rêverie

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Œuvres complètes de BérangerH. Fourniertome 1 (p. 294-295).


LA RÊVERIE


Air : La Signora malade (Air noté )


            Loin d’une iris volage
            Qu’un seigneur m’enlevait,
            Au printemps, sous l’ombrage,
            Un jour mon cœur rêvait.
            Privé d’une infidèle,
        Il rêvait qu’une autre belle
            Volait à mon secours.
Venez, venez, venez, mes amours ! (bis.)

            Cette belle était tendre,
            Tendre et fière à la fois ;
            Il me semblait l’entendre
            Soupirer dans les bois.
            C’était une princesse
        Qui respirait la tendresse
            Loin de l’éclat des cours.
Venez, venez, venez, mes amours !

            Je l’entendais se plaindre
            Du poids de la grandeur.
            Cessant de me contraindre,
            Je lui peins mon ardeur.

            Mes yeux versent des larmes,
        Ravis de voir tant de charmes
            Sous de si beaux atours.
Venez, venez, venez, mes amours !

            Telle était la merveille
            Dont je flattais mes sens,
            Quand soudain mon oreille
            S’ouvre aux plus doux accents.
            Si c’est vous, ma princesse,
        Des roses de la tendresse
            Venez semer mes jours.
Venez, venez, venez, mes amours !

            Mais non, c’est la coquette
            Du village voisin,
            Qui m’offre une conquête
            En corset de basin.
            Grandeurs, je vous oublie !
        Cette fille est si jolie !
            Ses jupons sont si courts !
Venez, venez, venez, mes amours !



Air noté dans Musique des chansons de Béranger :


LA RÊVERIE.

Air : La signora malade.
No 115


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