Œuvres complètes de La Fontaine (Marty-Laveaux)/Tome 2/L’Oraison de S. Julien

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Contes, Texte établi par Ch. Marty-LaveauxP. Jannet (p. 75-86).


V. — L’ORAISON DE S. JULIEN.
Nouvelle tirée de Bocace [1]


Beaucoup de gens ont une ferme foy
Pour les brevets, Oraisons et paroles :
Je me ris d’eux ; et je tiens, quant à moy,
Que tous tels sorts sont receptes frivoles ;
Frivoles sont, c’est sans difficulté.

Bien est-il vray qu’auprés d’une beauté
Paroles ont des vertus nompareilles ;
Paroles font en Amour des merveilles :
Tout cœur se laisse à ce charme amollir.
De tels brevets je veux bien me servir ;
Des autres, non. Voicy pourtant un Conte
Où l’Oraison de Monsieur S. Julien
A Renaud d’Ast produisit un grand bien [2]
S’il ne l’eust dite, il eust trouvé méconte
A son argent, et mal passé la nuit.
Il s’en alloit devers Chasteau-Guillaume :
Quand trois Quidams (bonnes gens, et sans bruit,
Ce luy sembloit, tels qu’en tout un Royaume
Il n’auroit cru trois aussi gens de bien)
Quand n’ayant, dis-je, aucun soupçon de rien,
Ces trois Quidams, tout pleins de courtoisie
Aprés l’abord, et l’ayant salüé
Fort humblement : Si nostre compagnie,
Luy dirent-ils, vous pouvoit estre à gré,
Et qu’il vous plust achever cette traite
Avecque nous, ce nous seroit honneur.
En voyageant, plus la troupe est complete,
Mieux elle vaut ; c’est toûjours le meilleur.
Tant de Brigands infectent la Province,
Que l’on ne sçait à quoy songe le Prince
De le souffrir : mais quoy ! les mal-vivans
Seront toûjours. Renaud dit à ces gens,
Que volontiers. Une lieuë estant faite,
Eux discourant, pour tromper le chemin,
De chose et d’autre, ils tomberent enfin
Sur ce qu’on dit de la vertu secrete

De certains mots, caracteres, brevets,
Dont les aucuns ont de trés-bons effets ;
Comme de faire aux insectes la guerre,
Charmer les loups, conjurer le tonnerre :
Ainsi du reste ; où sans pact ny demy
(Dequoy l’on soit pour le moins averty)
L’on se guerit, l’on guerit sa monture,
Soit du farcin, soit de la mémarchure ;
L’on fait souvent ce qu’un bon Medecin
Ne sçauroit faire avec tout son latin.
Ces survenans de mainte experience
Se vantoient tous, et Renaud en silence
Les écoutoit. Mais vous, ce luy dit-on,
Scavez-vous point aussi quelque Oraison ?
De tels secrets, dit-il, je ne me pique,
Comme homme simple et qui vis à l’antique.
Bien vous diray qu’en allant par chemin
J’ay certains mots que je dis au matin
Dessous le nom d’Oraison ou d’Antienne
De S. Julien, afin qu’il ne m’avienne
De mal gister : et j’ay mesme éprouvé,
Qu’en y manquant cela m’est arrivé.
J’y manque peu : c’est un mal que j’évite
Par-dessus tous, et que je crains autant.
Et ce matin, Monsieur, l’avez vous dite ?
Luy repartit l’un des trois en riant.
Oüy, dit Renaud. Or bien, repliqua l’autre,
Gageons un peu quel sera le meilleur,
Pour ce jourd’huy, de mon giste ou du vostre.
Il faisoit lors un froid plein de rigueur.
La nuit de plus estoit fort approchante,
Et la couchée encore assez distante.
Renaud reprit : Peut-estre ainsi que moy
Vous servez-vous de ces mots en voyage.
Point, luy dit l’autre, et vous jure ma Foy
Qu’invoquer Saints n’est pas trop mon usage ;
Mais si je perds, je le pratiqueray.
En ce cas là volontiers gageray,

Reprit Renaud, et j’y mettrois ma vie :
Pourveu qu’alliez en quelque Hostellerie ;
Car je n’ay là nulle maison d’ami.
Nous mettrons donc cette clause au pari,
Poursuivit-il, si l’avez agreable :
C’est la raison. L’autre luy répondit
J’en suis d’accord ; et gage vostre habit,
Vostre cheval, la bourse au prealable,
Seur de gagner, comme vous allez voir.
Renaud dés-lors pût bien s’appercevoir
Que son cheval avoit changé d’étable.
Mais quel remede ? En costoyant un bois,
Le Parieur ayant changé de voix :
Ça, descendez, dit-il, mon Gentil-homme ;
Vostre Oraison vous fera bon besoin ;
Chasteau-Guillaume est encore un peu loin.
Fallut descendre. Ils luy prirent, en somme,
Chapeau, casaque, habit, bourse et cheval ;
Bottes aussi. Vous n’aurez tant de mal
D’aller à pied, luy dirent les perfides.
Puis de chemin (sans qu’ils prissent de guides)
Changeant tous trois, ils furent aussitost
Perdus de veuë ; et le pauvre Renaud,
En caleçons, en chausses, en chemise,
Moüillé, fangeux, ayant au nez la bise,
Va tout dolent, et craint avec raison
Qu’il n’ait, ce coup, mal-gré son Oraison,
Trés-mauvais giste ; horsmis qu’en sa valise
Il esperoit : car il est à noter
Qu’un sien Valet, contraint de s’arrester
Pour faire mettre un fer à sa monture,
Devoit le joindre. Or il ne le fit pas,
Et ce fut là le pire de l’avanture :
Le Drôle ayant veu de loin tout le cas
(Comme Valets souvent ne valent gueres)
Prend à costé, pourvoit à ses affaires,
Laisse son Maistre, à travers champs s’enfüit,
Donne des deux, gagne devant la nuit

Chasteau-Guillaume, et dans l’Hostellerie.
La plus fameuse, enfin la mieux fournie,
Attend Renaud prés d’un foyer ardent,
Et fait tirer du meilleur cependant.
Son Maistre estoit jusqu’au cou dans les boües ;
Pour en sortir avoit fort à tirer.
Il acheva de se desesperer
Lors que la neige, en luy donnant aux jouës,
Vint à flocons, et le vent qui foüetoit.
Au prix du mal que le pauvre homme avoit,
Gens que l’on pend sont sur des lits de roses.
Le sort se plaist à dispenser les choses
De la façon : c’est tout mal ou tout bien.
Dans ses faveurs il n’a point de mesures :
Dans son courroux de mesme il n’obmet rien,
Pour nous mater : témoin les avantures
Qu’eut cette nuit Renaud, qui n’arriva
Qu’une heure aprés qu’on eut fermé la porte.
Du pied du mur enfin il s’approcha ;
Dire comment, je n’en sçais pas la sorte.
Son bon destin, par un trés-grand, hasard,
Luy fit trouver une petite avance
Qu’avoit un toit ; et ce toit faisoit part
D’une maison voisine du rempart.
Renaud, ravy de ce peu d’allegeance,
Se met dessous. Un bon-heur, comme on dit,
Ne vient point seul : quatre ou cinq brins de paille
Se rencontrant, Renaud les estendit.
Dieu soit loüé, dit-il, voila mon lit.
Pendant cela le mauvais temps l’assaille
De toutes parts : il n’en peut presque plus.
Transi de froid, immobile et perclus,
Au desespoir bien-tost il s’abandonne,
Claque des dents, se plaint, tremble, et frissonne
Si hautement que quelqu’un l’entendit.
Ce quelqu’un-là, c’estoit une Servante,
Et sa Maistresse une Veuve galante,
Qui demeuroit au logis que j’ay dit ;

Pleine d’appas, jeune, et de bonne grace.
Certain Marquis, Gouverneur de la place,
L’entretenoit ; et de peur d’estre veu,
Troublé, distrait, enfin interrompu
Dans son commerce au logis de la Dame,
II se rendoit souvent chez cette femme
Par une porte aboutissante aux champs ;
Alloit, venoit, sans que ceux de la ville
En sceussent rien, non pas mesme ses gens.
Je m’en estonne, et tout plaisir tranquille
N’est d’ordinaire un plaisir de Marquis :
Plus il est sceu, plus il leur semble exquis.
Or il avint que la mesme soirée
Où nostre Job, sur la paille estendu,
Tenoit déja sa fin toute asseurée,
Monsieur estoit de Madame attendu ;
Le soupé prest, la chambre bien parée ;
Bons restaurans, champignons et ragousts,
Bains et parfums, matelats blancs et mous,
Vins du coucher, toute l’Artillerie
De Cupidon, non pas le langoureux,
Mais celuy-là qui n’a fait en sa vie
Que de bons tours, le Patron des heureux,
Des joüissans. Estant donc la Donzelle
Preste à bien faire, avint que le Marquis
Ne pût venir : elle en receut l’avis
Par un sien Page, et de cela la Belle
Se consola : tel estoit leur marché.
Renaud y gagne : il ne fut écouté
Plus d’un moment, que pleine de bonté,
Cette servante et confite en tendresse,
Par avanture, autant que sa Maistresse
Dit à la Veuve : Un pauvre souffreteux
Se plaint là bas, le froid est rigoureux,
Il peut mourir : Vous plaist-il pas, Madame,
Qu’en quelque coin l’on le mette à couvert ?
Oüy, je le veux, répondit cette femme.
Ce galetas qui de rien ne nous sert

 Luy viendra bien ; dessus quelque couchette
Vous luy mettrez un peu de paille nette,
Et là-dedans il faudra l’enfermer ;
De nos reliefs vous le ferez souper
Auparavant, puis l’envoyrez coucher.
Sans cet Arrest, c’estoit fait de la vie
Du bon Renaud. On ouvre, il remercie ;
Dit qu’on l’avoit retiré du tombeau,
Conte son cas, reprend force et courage :
Il estoit grand, bien-fait, beau personnage,
Ne sembloit mesme homme en amour nouveau,
Quoy qu’il fust jeune. Au reste il avoit honte
De sa misere et de sa nudité :
L’Amour est nu, mais il n’est pas croté.
Renaud dedans, la Chambriere monte,
Et va conter le tout de point en point.
La Dame dit : Regardez si j’ay point
Quelque habit d’homme encor dans mon armoire ;
Car feu Monsieur en doit avoir laissé.
Vous en avez, j’en ay bonne memoire,
Dit la Servante. Elle eut bien-tost trouvé
Le vray balot. Pour plus d’honnesteté,
La Dame ayant appris la qualité
De Renaud d’Ast (car il s’estoit nommé)
Dit qu’on le mit au bain chauffé pour elle.
Cela fut fait ; il ne se fit prier.
On le parfume avant de l’habiller.
Il monte en haut et fait à la Donzelle
Son compliment, comme homme bien appris.
On sert enfin le soupé du Marquis.
Renaud mangea tout ainsi qu’un autre homme ;
Mesme un peu mieux, la Cronique le dit :
On peut à moins gagner de l’appetit.
Quant à la Veuve, elle ne fit, en somme,
Que regarder, témoignant son désir ;
Soit que déja l’attente du plaisir
L’eust disposée, ou soit par sympathie,
Ou que la mine, ou bien le procedé

De Renaud d’Ast eussent son cœur touché.
De tous costez se trouvant assaillie,
Elle se rend aux semonces d’Amour.
Quand je feray, disoit-elle, ce tour,
Qui l’ira dire ? Il n’y va rien du nostre.
Si le Marquis est quelque peu trompé,
Il le merite, et doit l’avoir gagné,
Ou gagnera ; car c’est un bon Apostre.
Homme pour homme, et peché pour peché,
Autant me vaut celuy-cy que cet autre.
Renaud n’estoit si neuf qu’il ne vist bien
Que l’Oraison de Monsieur S. Julien
Feroit effet, et qu’il auroit bon giste.
Luy hors de table, on dessert au plus viste.
Les voila seuls, et pour te faire court,
En beau début. La Dame s’estoit mise
En un habit à donner de l’Amour.
La negligence, à mon gré si requise,
Pour cette fois fut sa Dame d’Atour.
Point de clinquant : jupe simple et modeste,
Ajustement moins superbe que leste ;
Un mouchoir noir de deux grands doigts trop court,
Sous ce mouchoir ne sçais quoy fait au tour :
Par là Renaud s’imagina le reste.
Mot n’en diray ; mais je n’obmettray point
Qu’elle estoit jeune, agreable, et touchante,
Blanche sur tout, et de taille avenante,
Trop ny trop peu de chair et d’embonpoint.
A cet objet qui n’eust eu l’ame émeuë !
Qui n’eust aymé ! qui n’eust eu des desirs !
Un Philosophe, un marbre, une statuë
Auroient senty comme nous ces plaisirs.
Elle commence à parler la premiere,
Et fait si bien que Renaud s’enhardit.
Il ne sçavoit comme entrer en matiere ;
Mais pour l’ayder la Marchande luy dit :
Vous rappellez en moy la souvenance
D’un qui s’est veu mon unique soucy

Plus je vous vois, plus je crois voir aussi
L’air et le port, les yeux, la remembrance
De mon Epoux ; que Dieu luy fasse paix :
Voyla sa bouche, et voyla tous ses traits.
Renaud reprit : Ce m’est beaucoup de gloire ;
Mais vous, Madame, à qui ressemblez-vous ?
A nul objet ; et je n’ay point memoire
D’en avoir veu qui m’ay semblé si doux.
Nulle beauté n’approche de la vostre.
Or me voicy d’un mal cheu dans un autre :
Je transissois, je brûle maintenant.
Lequel vaut mieux ! La Belle l’arrestant,
S’humilia pour estre contredite :
C’est une adresse à mon sens non petite.
Renaud poursuit : loüant par le menu
Tout ce qu’il voit, tout ce qu’il n’a point veu,
Et qu’il verroit volontiers, si la Belle
Plus que de droit ne se monstroit cruelle.
Pour vous loüer comme vous meritez,
Ajousta-t-il, et marquer les beautez
Dont j’ay la veuë avec le cœur frappée
(Car prés de vous l’un et l’autre s’ensuit)
Il faut un siecle, et je n’ay qu’une nuit,
Qui pourroit estre encor mieux occupée.
Elle sousrit ; il n’en falut pas plus.
Renaud laissa les discours superflus :
Le temps est cher en Amour comme en guerre.
Homme mortel ne s’est veu sur la terre
De plus heureux ; car nul point n’y manquoit.
On resista tout autant qu’il faloit
Ny plus ny moins, ainsi que chaque Belle
Sçait pratiquer, pucelle ou non pucelle ;
Au demeurant, je n’ay pas entrepris
De raconter tout ce qu’il obtint d’elle :
Menu détail, baisers donnez et pris,
La petite oye ; enfin ce qu’on appelle
En bon François les preludes d’Amour ;
Car l’un et l’autre y sçavoit plus d’un tour.

Au souvenir de l’estat miserable
Où s’estoit veu le pauvre voyageur,
On luy faisoit toûjours quelque faveur :
Voila, disoit la Veuve charitable,
Pour le chemin, voicy pour les brigans,
Puis pour la peur, puis pour le mauvais temps ;
Tant que le tout piece à piece s’efface.
Qui ne voudroit se raquiter ainsi ?
Conclusion, que Renaud sur la place
Obtint le don d’amoureuse mercy.
Les doux propos recommencent ensuite,
Puis les baisers, et puis la noix confite.
On se coucha. La Dame, ne voulant
Qu’il s’allast mettre au lit de sa servante,
Le mit au sien. Ce fut fait prudemment,
En femme sage, en personne galante.
Je n’ay pas sceu ce qu’estant dans le lit
Ils ayoient fait ; mais, comme avec l’habit
On met à part certain reste de honte [3],
Apparemment le meilleur de ce Conte
Entre deux draps pour Renaud se passa.
Là plus à plein il se recompensa
Du mal souffert, de la perte arrivée ;
Dequoy s’estant la Veuve bien trouvée ;
Il fut prié de la venir revoir ;
Mais en secret ; car il faloit pourvoir
Au Gouverneur. La Belle non contente
De ses faveurs, estala son argent.
Renaud n’en prit qu’une somme bastante
Pour regagner son logis promptement.
Il s’en va droit à cette Hostellerie
Où son Valet estoit encore au lit.
Renaud le rosse, et puis change d’habit,
Ayant trouvé la valize garnie.

Pour te combler son bon destin voulut
Qu’on attrapast les Quidams ce jour mesme,
Incontinent chez te Juge il courut.
Il faut user de diligence extrême
En pareil cas ; car le Greffe tient bon,
Quand une fois il est saisi des choses :
C’est proprement la caverne au Lion [4] ;
Rien n’en revient : là les mains ne sont closes
Pour recevoir, mais pour fendre trop bien :
Fin celuy-là qui n’y laisse du sien.
Le procez fait, une belle potence
A trois costés fut mise en plein marché :
L’un des Quidams harangua l’assistance
Au nom de tous, et le Trio branché
Mourut contrit et fort bien confessé.
Aprés cela, doutez de la puissance
Des Oraisons, dira quelqu’un de ceux [5]
Dont j’ay parlé ; trois gens par devers eux
Ont un roussin, et nombre de pistoles :
Qui n’auroit cru ces gens-là fort chanceux ?
Aussi font-ils florés et caprioles
(Mauvais presage) et, tout gais et joyeux,
Sont sur le point de partir leur chevance,
Lors qu’on les vient prier d’une autre danse.
En contr’eschange, un pauvre mal-heureux
S’en va perir selon toute apparence,
Quand sous la main luy tombe une beauté
Dont un Prelat se seroit contenté ;

Il recouvra son argent, son bagage ;
Et son cheval, et tout son équipage ;
Et, grace à Dieu et Monsieur S. Julien,
Eut une nuit qui ne luy cousta rien [6].


  1. Decameron, giornata II, novella II. Il ne faut pas oublier que cette nouvelle est imitée de Bocace, car on pourroit chercher en France ce Château-Guillaume, sur lequel La Fontaine ne nous donne aucun détail. Nous voyons dans le conteur italien qu’il s’agit de Castel Guiglielmo, au sortir de Ferrare, sur le chemin de Vérone.
  2. On lit dans la 1re édition Regnauld au lieu de Renaud.
  3. Dans Hérodote (1, 8) : « Oubliez-vous qu’une femme dépose sa pudeur avec ses vêtements ? » (Note de M. Boissonade.)
  4. Voyez la fable XIV du livre VI.
  5. Nous nous en tenons scrupuleusement, comme nous l’avons déjà dit, au texte publié par l’auteur lui-même. A partir de l’édition de 1685, ce vers est ainsi modifié :
    Des Oraisons, ces gens gais et joyeux…
    Et les cinq qui suivent ici sont supprimés. Est-ce La Fontaine qui a fait ce changement ? Il est permis d’en douter ; la narration est ainsi plus vive, mais que signifie « on les vient prier d’une autre danse » si l’on retranche les « caprioles » des voleurs ?
  6. Édition de 1668 :
    Eut un soupé qui ne luy cousta rien.