Œuvres complètes de Lamartine (1860)/Tome 1/La Providence à l’homme/Commentaire

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COMMENTAIRE

DE LA HUITIÈME MÉDITATION



Cette Méditation ne vaut pas la précédente. Voici pourquoi : la première est d’inspiration, celle-ci est de réflexion. Le repentir a-t-il jamais l’énergie de la passion ?

Ma mère, à qui je montrai ce volume avant de le livrer à l’impression, me reprocha pieusement et tendrement ce cri de désespoir. C’était, disait-elle, une offense à Dieu, un blasphème contre la volonté d’en haut, toujours juste, toujours sage, toujours aimante, jusque dans ses sévérités. Je ne pouvais, disait elle, imprimer de pareils vers qu’en les réfutant moi-même par une plus haute proclamation a l’éternelle sagesse et à l’éternelle bonté. J’écrivis, pour lui obéir et pour lui complaire, la Méditation intitulée la Providence à l’homme.